Paraty fut un vrai havre de paix entre les deux folies urbaines de São et de Rio. Petit coin de bleu et de vert, où les églises ont l'élégance blanche et sobre, les rues sont merveilleusement fleuries, les pavés de forme et taille très aléatoires, les chevaux presque plus nombreux que les voitures, et les crabes vagabonds car la marée nettoie la ville chaque jour.

Notre pousada (équivalent de nos chambres d'hôtes) était parfaite, il y avait même des singes gourmands!

Et qu'est-ce qu'on s'est régalés de poissons et fruits de mer, de mangues et de papayes...

Nous avons fait un superbe tour en bateau d'îles en îles, histoire de voir les poissons de près et d'élire notre plage préférée. 

Et comme la baignade nous démangeait encore, nous avons testé l'eau d'une cascade en plein jungle (dur dur le pont suspendu, hein maman!) et un toboggan naturel très amusant.

Un p'tit tour au marché et à la boutique des mythiques havaianas...

Puis direction Rio! Arrivée cauchemardesque dans cette ville aux voitures folles. Mais quelle ville! De nôtre hôtel nous dominons Copacabana, son agitation incessante et ses rouleaux tumultueux. Un peu plus au sud, Ipanema, magnifique croissant doré que domine au loin une colline grignotée par les favelas. Christophe entraîne maman l'aventurière de l'autre côté des vagues. Benoît, Catherine et moi nous contentons de jouer dans l'écume (ce qui nous vaudra quand même des roulé-boulés dans le sable!), tandis que papa contemple la scène de sa chambre ou du haut de la plage. La plage en elle-même est un sacré spectacle, mosaïque de parasol, tournois de foot-volley, cerfs-volants, gamins, vendeurs...

Le centre-ville est assez quuelconque, mais nous en avons aimé les ruelles secrètes et colorées.

Au jardin botanique nous nous sommes pris pour des princes dans l'allée des hauts palmiers, pour des poètes devant les fleurs à la chair juteuse et délicate, pour des liliputiens dans les feuilles exagérément grandes.

Du haut du "pain de sucre", la ville est belle, verte et bleue, tailladée de falaises. Le béton vertical des grattes-ciels et la brique en pente des favelas semblent surgir de la roche, au creux du végétal.

A l'opposé de la ville, le Christ "Corcovador" accueille et protège de ses main grandes ouvertes, quand il n'est pas caché dans la brume.

Rio c'est aussi LA ville de la Samba, alors nous sommes aller faire un tour un soir du côté de Lapa avec Damien de passage ici : bossa nova charmeuse puis samba juteuse et explosive, à faire danser les morts!

Un dernier bain de mer à Copacabana, une dernière caipirinha, et nous voilà dans l'avion du retour. Escale imprévue de plusieurs heures à Madrid, juste le temps de faire un tour en ville et de visiter un Museo del Jamon (entendez par là un resto de charcutailles!).

Puis Paris, l'orlyval, rue Barye chez les parents, la carte intégrale à faire refaire, l'appart à trouver (trouvé!), une gauffre au chocolat sous la tour Effeil (one euro la tour en plastoc bleue, ben non on n'est plus des touristes, Paris c'est chez nous!), le chemin du travail, et vous, vous tous qu'on a tant de plaisir à revoir...