En quittant la Paz, nous n'avions plus que 5 jours dans notre timing serré pour prendre à Lima l'avion suivant, du fait d'avoir tant aimé la Bolivie et prolongé notre séjour là bas. Nous avons donc limité notre trajet au strict minimum touristique là bas : Cuzco et le Machu Picchu.

Cuzco, c'est simplement magnifique.

En descendant du bus, direct de La Paz, nous avions l'impression d'avoir changé de continent. Le parfait travail de conservation de la ville nous donnait l'impression d'être à Rocamadour ou au Mont St Michel.

L'impressionnante place des armes.

Il y a des églises par-tout.

La ville de Cuzco est le point de départ de la visite du Machu Picchu. On y achète les billets d'accès au site. Mais que le trajet est compliqué ! Nous choisissons après une journée d'étude des possibilités de combiner taxi collectif jusqu'a Ollantaytambo, qui n'est pas plus dur à prononcer que Montdauphin-Guillestre, au terme d'un trajet bordé de sites incas.

Puis 2h de train pour la ville d'Agua Calientes, et y passer une nuit au pied du site.

Le lendemain, à 5h30, nous faisions la queue pour prendre un dernier bus, et enfin y parvenir. Dans la brume du petit matin, le soleil à peine levé, nous arrivons à flanc de montagne et sans bien distinguer ce qui nous entoure, nous voici propulsés quelques siècles en arrière.

Premier objectif, le Huayna Picchu (le jeune mont, le Machu signifiant le vieux), que l'on voit sur toutes les cartes postales, où seuls les 200 premiers entrés peuvent gravir avant 10h les 700m d'escalier glissant. Nous avons d'ailleurs les numéros 199 et 200. Après une petite ascension, la vue est nuageuse mais splendide :

Nous découvrons le découpage du site : une moitié pour les terrasses de culture,

et l'autre pour les habitations et les temples.

Les habitants du Machu Picchu sont morts d'une épidémie moins d'un siècle après sa construction, fin 15e siècle. On imagine à peine ce que la cité serait devenu si son développement s'était poursuivi. Lors de sa découverte en 1901, deux familles d'agriculteurs s'étaient installés là. S'ils avaient su combien de touristes viendraient ensuite y défiler tous les jours, ils auraient sans doute accueillis à la hache l'explorateur chanceux qui passait par là.

Les habitants actuels n'en parlent pas.

Nous retrouvons deux marseillais fort sympathiques, Yannick et Virginie, arrivés comme nous depuis la Paz, qui nous ont ravitaillés en lecture française.

Les murs sont un mystère. Comment manipuler d'aussi lourds blocs de pierre, et comment les ont ils si bien taillés ?

Mais nous nous y sentons à l'aise.

Chacun cherche la meilleure photo de cette résidence de charme, bucolique, pittoresque. Villégiature tranquille.

Dernière balade en remontant l'Inca Trail, circuit de randonnée depuis Cuzco, dont voici le panorama final. Belle récompense pour les marcheurs.

De retour à Agua Calientes, nous profitons des nombreux bars à la santé d'Esteban, Zia et Tao. Puis le lendemain départ, via Cuzco pour Lima, où nous attend notre vol pour le Brésil. Le bus Cuzco-Lima est d'un luxe inconnu pour nous. Des sièges de business class, des plateaux repas de bonne qualité, des films américains récents (mais stupides) et... un bingo pour réviser les chiffres en espagnol !

Nous quittons ce circuit Chili Bolivie Pérou avec une pensée pour Mathilde et tous ceux qui nous ont sagement conseillés sur la route à suivre et les lieux incontournables. Merci !

Toutes les photos ici.

Depuis ces instants, nous avons passé deux semaines splendides au Brésil entre Belo Horizonte, São Paolo, Paraty et Rio de Janeiro., rejoints par la famille de Nathalie et à la rencontre de cousins qu'ils ont là bas.

Nous prenons l'avion ce soir pour rentrer à Paris.
Via Madrid, arrivée prévue si tout va bien mardi 27.

Les semaines qui viennent s'annoncent chargées. Reprise de l'hôpital pour Nathalie, du chemin des bureaux pour moi, la recherche d'un appartement à Paris, si peu évidente, et les habitudes du quotidien qui finiront bien par revenir. Nous prendrons le temps dès que possible de revenir sur la fin de ce voyage.

Alors à bientôt...