25sep 2009
Santiago du Chili, Valparaiso, du 4 au 12 septembre
19:46 - Par Nathalie - Tour du Monde
Traverser le Pacifique, c'est passer la ligne de changement de date, pour des calculs étourdissants. Arrivés le matin de la veille du départ d'Auckland, nous retrouvons avec plaisir Océana, venue de Paris pour passer deux semaines avec nous. Amérique, nous voila.
Santiago
La capitale du Chili nous a accueillis sous la pluie, et le Mapocho s'etait d'ailleurs transformé en torrent de boue déversant a toute allure sa fièvre sur les berges.

A part quelques bâtiments assez beaux, la ville ne dégage pas tellement de charme, mais elle est bien vivante : flots de passants affairés, flâneurs et joueurs d'échec sur les places, cireurs de chaussure trônant sur leurs escabeau, jeunes de sortie dans les quartiers bobo. Nous y avons fait un grand tour à pied et nous sommes régalés d'énormes morceaux de viande et de soupe de fruits de mer.
Plusieurs collines permettent d'avoir une vision plus globale de cette ville immense, et nous avons eu droit à un joli coucher de soleil.
Le métro est bien décoré à certaines stations.
Le musée des arts précolombiens nous a aidés a apprécier l'histoire passionnante de la région et la richesse artistique des différentes civilisations, incas et autres.
Via le réseau de couchsurfing, nous avons eu la chance d'être accueillis par Matias et Andres, des pilotes de ligne très sympathiques, qui étaient en plein préparation de la fête nationale (décorations tricolores en tout genre et montage laborieux de barbecue...). Leurs voisines sont venues partager le repas français qu'on avait concocté en guise de remerciement.
Deux jours nous auront suffis pour parcourir la ville, nous prenons le bus pour découvrir Valparaiso l'enchanteresse, à 1h30 au nord sur la côte.
Valparaiso
A Valparaiso, l'atmosphère est tout autre. Cette superbe ville de bord de mer s'aventure sur les collines qui protègent le port. Sensuelle et guillerette à la fois, Valparaiso répand dans ses rues un parfum de créativité, de jeunesse, de folie. Comme si tout devait être soleil, couleur et poésie.

Des ascenseurs multicolores s'élancent courageusement sur les pentes escarpées de la ville, et nous nous amusons à tous les tester. Le système de contre poids impose que quand un ascenseur monte, son binôme descende, et c'est alors un véritable ballet de va-et-vient.
Dans la ville, une fraîcheur d'enfance, de fête et de jeu.
Pablo Neruda est toujours un peu la, on dirait qu'il sème des poussières dorées de métaphores sur la ville, tel le marchand de sable. Sa maison-musée nous fait pénétrer dans son univers farfelu, drôle et passionné.

De jeunes artistes ont barbouillé les murs de la ville, créant un musée à ciel ouvert où le soleil donne tout son éclat aux couleurs.
Bref, vous devez le sentir, on a eu le vrai coup de coeur pour "Valpo".
Le dernier jour, nous avons loué une voiture (et oui, j'ai encore conduit!) pour découvrir la côte plus sauvage, visiter une ancienne baleneira, apercevoir une autre maison de Pablo Neruda et apprécier la lumière du soir dans les vignes de Casablanca (l'autre). Avec Alexander, un australien photographe très sympa qui nous a battu en chanson française et a essayé de nous faire poser comme une bande de musicos qui se la pètent, mais les filles, on a rigolé et c'était raté...

Après ces bons moments, nous partons pour le nord du Chili en passant par Calama où les enfants lançaient en dansant les festivités de la fête nationale (ces photos sont d'Océana).
Un dernier bus, pour le désert d'Atacama. A suivre...
Toutes les photos ici.





























