La vallée de la Markha est l'un des treks les plus fréquentés et les plus chouettes. L' itinéraire tourne autour du massif des Kangri (Stok Kangri, Golep Kangri...) et propose des décors très divers, dès le premier jour.

Au Ladakh, les noms de col se terminent par "la". Ici, le Ganda La (4900m).

Avec beaucoup de vent.

Vue sur le Stok Kangri.

Descente vers le cours de la Markha.

Nathalie trouve des fleurs à sa couleur.

Le deuxième jour, après de longues gorges étroites,

la Markha Valley itself, pour trois jours.

Les peupliers s'appellent ici "spring tree", bien qu'ils portent des couleurs d'automne.

Les décors fabuleux nous étonnent. Parfois, les constructions de shortens nous paraissent aussi naturelles que les falaises qui les surplombent.

On peut trouver, après plusieurs jours de marche, une activité humaine surprenante, dans des villages perdus.

On quitte la vallée via Tachuntse, puis Nimaling, de très beaux sites en altitude, avec vue sur le Kang Yatse (6300m).

Voici le plus haut col de l'itinéraire, le Konmaru La (5200m), d'où la vue est superbe.

On découvre en descendant une belle roche rose

et une "porte" naturelle digne d'un décor d'Indiana Jones...

Les derniers mètres ne nous privent d'aucune couleur.

Sur le chemin, quelques bestioles sympathiques :

marmottes,

chamois (ils les appellent blue sheep)

et... des tas de yacks, dont plusieurs ont passé une nuit autour de notre tente!!!

Notre trek aurait été bien différent si nous n'avions pas eu la compagnie de Tundup, réfugié tibétain de 67 ans, notre horseman bon pied bon oeil,

nourrissant les chevaux,

faisant la cuisine,

chargeant les bêtes,

et très bon marcheur.

Un vrai papa, prenant soin de nous, le thé chaud sous la tente pour nous réveiller, et chantant des prières tibétaines toute la journée...

La dernière journée fut assez rapide et nous a laissé le temps de passer par Leh avant d'enchainer sur le trek suivant. Un lit et une bonne douche, quel régal!

Christophe


Ce fut donc 6 jours entre ciel et terre, avec un soleil délicieux et le luxe de ne rien porter (merci les chevaux!).

A chaque étape, une nouvelle surprise de couleur, de forme, d'horizon, de sourire... A chaque pas, matière à s'émerveiller, des falaises vertigineuses aux rivières claires, des cols arides et délicatement enneigés aux "oasis" dorés des couleurs d'automne, du minéral au végétal, du rose à l'ocre, du vide à l'habité...

Le grand bleu à chaque réveil, la douceur de prendre son temps, les mêmes gestes répétés avant de se mettre en route ( faire les sacs et plier la tente, cuire les oeufs du midi et faire bouillir l'eau du jour, nourrir et charger les chevaux...), le pas lent et régulier mais qui nous mène loin, en silence rêveur ou en "papote", la pause du midi à l'ombre d'une tente-restaurant qui nous sert l'incontournable thé au lait, la chaleur qui monte, le plaisir d'être arrivés, le dilemme du diner (maggi noddles ou rice, thet is the question!), la bougie de 18h50 car la nuit est tombée, le dodo au son de la rivière et des clochettes des chevaux.

Voici notre quotidien de rando, si simple et si bon.

Avec la compagnie chantante et bienveillante de Tundup, qulques mots d'anglais en rayon (good, not good) et beaucoup de sourires, avec celle de nos deux chevaux courageux mais capricieux ( Christophe s'est même pris des coups de sabots dans les jambes!), et celle des villageois croisés sur la route, écoliers, moines et "agriculteurs".

On s'est bien régalés de beauté, bien reposés et bien musclés. Prêts pour la grande aventure du Stok Kangri, rêve d'altitude, de neige et de vent à gravir. Suite au prochain numéro. Et amitiés à tous.

Nathalie